Comme SpaceX, Google ambitionne d’utiliser l’espace pour obtenir de la puissance de calcul pour l’intelligence artificielle. Alors que l’IA est de plus en plus gourmande en énergie, son projet Suncatcher vise à embarquer ses puces TPU, dédiées à l’intelligence artificielle, dans des satellites qui seront capables d’obtenir 5 à 8 fois plus d’énergie solaire que sur Terre. Pour le moment, Google n’est pas certain que ce projet réussira. Mais, en tout cas, ses ingénieurs ont déjà beaucoup avancé.
Et après avoir mené une série de tests sur Terre, pour évaluer la viabilité de ce projet de centres de données orbitaux, Google va finalement passer à une étape cruciale : les tests dans l’espace. La semaine prochaine, la firme enverra ses premières puces TPU en orbite terrestre basse, dans le cadre d’une mission développée avec la société Planet qui utilisera une fusée SpaceX.
Google testera enfin ses puces dans l’espace
Le but de la mission est simple : déterminer si la puce TPU de Google peut survivre au voyage et si celle-ci est en mesure de fonctionner correctement dans l’espace. Mais, en tout cas, les tests que Google a déjà réalisés sur Terre sont encourageants.
Par exemple, la firme a déjà simulé les vibrations intenses que ses puces vont subir pendant 10 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient en orbite terrestre basse. Celle-ci indique qu’elle a été “agréablement surprise de constater que le matériel avait résisté à la force”. Google a également testé ses puces dans une installation à faisceau de protons pour simuler les radiations auxquelles elles seront soumises en dehors de l’atmosphère. Et, là aussi, les composants auraient tenu.
La firme devra également valider le système de refroidissement qu’elle a conçu pour l’espace, qui a été testé sur Terre dans un environnement qui simule l’environnement thermique et le vide spatial.
Un autre test avec deux satellites est déjà prévu en 2027
Si tout se passe bien, Google devrait ensuite envoyer deux autres satellites en 2027. Lors de ce second test, le but de la firme sera de tester une technologie laser sur laquelle la communication entre satellites s’appuiera. En effet, Google a imaginé des satellites qui embarquent des dizaines de puces TPU et qui orbitent en grappes autour de la Terre.
Google ne semble néanmoins pas pressé de mettre en service ses centres de données orbitaux et laisse entendre que le développement de ce projet pourrait encore prendre plusieurs années. “De même que les premières recherches sur la conduite autonome et l’informatique quantique ont nécessité des années d’expérimentation avant d’aboutir à des systèmes pratiques, l’exploration du calcul dans l’espace commence par des étapes mesurées et délibérées”, explique la firme.
- Google travaille sur un projet de centres de données orbitaux et annonce qu’il va franchir une étape majeure dans quelques jours : l’envoi de ses premières puces pour l’IA en orbite
- Le but de ce test sera de déterminer si ces puces peuvent survivre au lancement et si celles-ci peuvent ensuite résister aux conditions de l’espace
- Si tout se passe bien, un autre test avec deux satellites est déjà prévu pour 2027 pour tester la technologie qui permettra aux satellites de communiquer entre eux
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