Europol, la police Française et la gendarmerie révèlent qu’une opération coordonnée a eu lieu dans plusieurs pays pour lutter contre des trafics divers sur le Dark Web. L’opération, baptisée “Dark HunTOR” a permis de saisir 234 kg de drogues, 45 armes à feu, et plus de 26,7 millions d’euros en espèces et cryptomonnaies.
Les stupéfiants saisis étaient principalement des stimulants de synthèse (150 kg d’amphétamines, 25 000 pilules d’ecstasy), mais il y avait également 27 kg d’opioïdes. En tout, les autorités françaises ont interpelé trois personnes sur un total de 150. Le plus gros des arrestations a eu lieu aux Etats-Unis où 65 vendeurs ont pu être appréhendés.
Europol révèle avoir coordonné une opération majeure dans 9 pays
Mais avec 47 arrestations, l’Allemagne n’était pas en reste. Le reste des arrestations ont principalement eu lieu au Royaume-Uni (24 personnes). Quatre autres arrestations ont eu lieu aux Pays-Bas. «Tous sont considérés par Europol comme des ‘cibles à haute valeur ajoutée’ en raison de la sensibilité, du volume des marchandises marchandées mais aussi de la position occupée par le suspect dans la chaîne criminelle qu’il s’agit de briser”, explique la gendarmerie.
De leur côté les autorités italiennes sont parvenues à fermer deux sites de vente de produits illégaux dont l’un d’eux était baptisé “DeepSea and Berlusconi” et revendiquait plus de 100 000 annonces. On parle ici de plateformes où il est possible d’acheter en cryptomonnaies de la drogue, des armes, et autres biens et services illégaux.
Trois administrateurs de sites ont été arrêtés. Mais l’enquête est toujours en cours dans les 9 pays impliqués dans l’opération. Et d’autres arrestations pourraient suivre, à la faveur des données sur lesquelles tombe la police. Europol explique que «l’intérêt d’une opération comme celle que nous venons de mener est de pouvoir ficher les criminels opérant sur le dark web […] La mise en commun des forces de l’ordre permet de les démasquer et de les incriminer pénalement, même s’ils se croyaient protégés dans ce genre d’espace”.
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La lutte contre les “marketplace” illégales sur Dark Web est complexe et de longue haleine. Après la fermeture de la plus célèbre d’entre elles, Silk Road, une multitude d’autres plateformes avaient rapidement vu le jour. L’activité de ces sites génère en très peu de temps beaucoup d’argent, ce qui motive encore de nombreux pirates et criminels à tenter l’aventure. Même si in fine, ils risquent la prison à perpétuité.
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C’est de l’écrémage. Ces plateformes seront rapidement remplacées. Et les suivants feront plus attention à leur opsec.
Il faudrait surtout avoir une discussion franche autour des drogues et aussi éviter de classer par exemple des champignons magiques dans la même catégorie que l’héroïne …